Salut Léa!

Peux-tu te présenter rapidement pour les lecteurs de ClubMedecine.fr?

Je m’appelle Léa, j’ai 19 ans. Je viens de finir ma deuxième année de médecine à Nîmes et passe donc en troisième année, qui est également ma première année d’externat (l’une des particularités de la Faculté de Montpellier-Nîmes!).

Pourquoi as-tu décidé de poursuivre des études de médecine et d’aller en PACES?

Déjà toute petite, depuis mes 7-8 ans, je ne parlais que d’une chose: devenir médecin. À part un oncle psychiatre, ma famille n’est absolument pas issue du monde médical.

J’ai voulu poursuivre dans cette voie parce que j’étais absolument passionnée par le corps humain, son fonctionnement et avide d’en apprendre toujours plus. Suite à des expériences personnelles, qui, dans un sens, ont permis de forger mon choix, j’ai décidé de faire médecine pour consacrer ma vie à aider celle des autres, à accompagner les gens au cours de leur vie et leur permettre de la vivre au maximum!

Peux-tu nous dire quel a été ton classement en PACES? Etais-tu primante ou doublante? Quelle filière as-tu choisi?

J’ai réussi mon concours primante. J’étais classée 167/2716 à l’issue du premier semestre et 167/1710 (je voulais tellement mon concours que je me suis accrochée à ma place!). J’ai donc choisi médecine, n’ayant présenté aucune autre filière, et j’ai choisi le site de Nîmes plutôt que celui de Montpellier.

Tu as donc choisi d’aller en médecine, qu’est ce qui t’attire dans ce métier?

C’est difficile pour moi de répondre à la question «Pourquoi médecine?». C’est vrai que cela semble un peu fou, tant d’années d’études pour ensuite se consacrer entièrement aux autres. Mais j’ai l’impression que c’est comme une évidence, une vocation. Je ne me voyais pas faire autre chose de ma vie. C’est une filière qui est en constante évolution, dans laquelle on ne s’ennuie jamais, on découvre toujours des choses nouvelles, les innovations sont quotidiennes. Intellectuellement parlant, c’est hyper stimulant. Et en plus de ça, on a tout un côté relationnel avec le patient qui, pour moi, est hyper important.

Quelle a été ta plus grosse appréhension avant d’aller en PACES?

Bonne élève au lycée, je n’ai jamais eu l’habitude de me tuer à la tâche. J’avais vraiment peur de ne pas réussir à me mettre à travailler sur le long terme et ainsi, d’échouer.

Avais-tu une tactique particulière vis-à-vis des différentes matières dans la façon de les aborder? Comment faisais-tu pour apprendre tes cours?

Je suivais les cours en amphithéâtre et j’étais inscrite au Tutorat de la Faculté de Nîmes. J’allais également à tous les enseignements dirigés proposés par les enseignants de la faculté.

Je pense que chacun doit trouver la méthode qui lui convient le mieux. Personnellement, j’aimais bien ficher mes cours quand cela était possible (des formulaires, des schémas récapitulatifs, des fiches sur les points les plus compliqués des cours…). Sinon, j’ai une mémoire plutôt auditive, donc j’apprenais par cœur mes cours en parlant à voix haute et en faisant les 100 pas dans ma chambre (oui, c’était un peu compliqué de travailler à la BU avec cette méthode de travail).

T’es-tu aidée de livres en particulier durant cette année? Si oui, lesquels?

Aucun!

Plutôt Tutorat ou plutôt Prépa? Pourquoi?

Je n’ai jamais pris de prépa au cours de cette année, mais j’étais assidue au tutorat. Je ne pense pas que l’un soit meilleur que l’autre, je pense que cela dépend de la façon de travailler. Le tutorat est pour les personnes plus autonomes, qui aiment gérer leur emploi du temps seuls et être libres sur les séances auxquels ils assistent etc. Dans les prépas, on est plus encadrés, avec un emploi du temps prédéfinis etc. Je pense que cela dépend des besoins et des attentes de chacun.

As-tu eu des coups de mou? Si oui, comment faisais-tu pour rebondir rapidement?

Évidemment, comme tout le monde, je pense. Je n’en pouvais plus de la routine, du rythme de travail soutenu, de tout le temps faire la même chose, de bosser les mêmes cours, de voir les mêmes personnes.

Plusieurs fois, j’ai eu vraiment envie de lâcher prise. C’est en parlant avec des années supérieures que j’ai su rebondir. Ils m’ont montré à quel point ça en valait la peine, et que même si c’était dur, si c’était vraiment ce que je voulais faire, il fallait que je me donne à 2000%.

Comment as-tu ressenti les jours de concours et comment t’es tu préparée?

Mal. Très mal. La veille, j’étais énormément stressée, impossible de dormir. Je suis arrivée au concours avec 2h de sommeil dans les pattes, j’étais épuisée. Mais une fois devant ma copie, le stress s’est envolé et j’ai continué ma journée plus « sereinement », en me disant que de toute manière j’avais tout donné et que les dés étaient jetés.

Avant le concours, je n’ai suivi aucune préparation particulière. Seulement, quelques jours avant, j’ai relâché le rythme pour me permettre de me vider la tête et de me reposer avant d’attaquer cette grosse journée de concours.

Y’a t-il une méthode secrète pour réussir sa PACES? 😀

Je ne pense pas qu’il y ait une méthode secrète. Je pense que la clé de la réussite c’est de savoir s’écouter. Ça peut paraître bête comme conseil, mais je pense que c’est primordial. Lorsque l’on discute avec des gens qui disent travailler 16h par jour sans pause alors que l’on travaille «à peine» 10h, on se dit qu’on ne fait pas les choses bien, qu’on n’y arrivera jamais. C’est ça le piège. Peu importe combien de temps les gens disent travailler, peu importe qu’ils dorment 4h par nuit. L’important, c’est de savoir comment travailler le plus efficacement.

Je préférais travailler 10h avec des pauses et être sure d’être efficace que de bosser pendant 16h en n’étant pas du tout concentrée. Écoutez-vous. Vous avez besoin de dormir? Dormez, vous ne réussirez à rien en vous épuisant. Et c’est là que c’est difficile. Ce n’est vraiment pas facile de ne pas se comparer aux autres.

C’est un vrai travail mental. Il faut réussir à rester motivé, à supporter les nombreux sacrifices, à ne pas perdre le rythme, à ne pas craquer sous la pression: c’est pour ça qu’au final, la seule personne contre qui l’on se bat, c’est nous-même.

Comment c’est la L2? Est-ce que c’est bien? Un petit mot pour motiver les étudiants en PACES?

Je n’aurais pas pu rêver mieux! J’ai clairement passé la meilleure année de ma vie. On rencontre plein de gens après un an plutôt solitaire, avec qui on se lie très vite. À Nîmes, on a la chance d’être une petite promo de 70, ce qui fait qu’on est rapidement comme une famille. Les cours sont mille fois plus intéressants. On rentre dans le vif du sujet, et contrairement aux cours en PACES, on a vraiment l’impression de faire de la médecine. On commence également notre expérience hospitalière au cours de différents stages, ce qui est hyper motivant pour la suite.

La deuxième année est également l’année où l’on s’investit dans la vie associative. Je suis moi-même RM d’UE3 au Tutorat Santé Nîmes, et c’est une expérience de malade. Enfin, on va pas se le cacher, la deuxième année rime avec soirées. Et on sera tous d’accord pour dire qu’on en a bien profité!

Un petit mot de la fin? As-tu quelque chose à ajouter ou un conseil à donner pour les futurs étudiants en PACES?

Donnez le meilleur de vous-même, vous en êtes capables. Ne baissez jamais les bras, vous méritez de vous donner les moyens d’accéder à vos rêves, et, croyez-moi, ça en vaut la peine!

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Une réponse

  1. Céline

    Bonjour Raphaël, merci à toi pour tout ce travail acharné ! Je voulais te poser une petite question en espérant ne pas prendre beaucoup de ton temps. Alors voilà, je suis étrangère, je compte arriver en France pour étudier mais comme les démarches sont assez compliquée j’ai décidé de postuler en l1 biologie pour avoir plus de chance d’être acceptee, ma question est la suivante: est-ce que je peux suite à la validation de ma l1 biologie m’inscrire en paces la 2e année sans problème ? Merci

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